Dans les Hauts-de-Seine, la plupart des remplacements de fenêtres se font en appartement : immeubles d'après-guerre à simple vitrage, résidences des années soixante-dix avec un premier double vitrage fatigué, immeubles anciens de Boulogne-Billancourt ou du 16e aux fenêtres bois à petits bois.
Le chantier est rapide, mais il ne se lance pas sans vérifier deux choses : ce que le règlement de copropriété impose en façade, et ce que la pose choisie retire comme lumière.
Pose en rénovation ou dépose totale : quelle différence de prix ?
La pose en rénovation conserve l'ancien dormant et fixe la fenêtre neuve dessus. Elle se fait en quelques heures, sans reprise de plâtre ni de peinture. Elle réduit en revanche la surface vitrée de trois à cinq centimètres sur chaque côté, ce qui se voit sur une petite fenêtre.
La dépose totale retire tout jusqu'à la maçonnerie. Elle coûte 150 à 350 € de plus par fenêtre, avec des reprises intérieures, mais elle garde le clair de vitrage et supprime les défauts de l'ancien cadre. Sur un dormant bois abîmé, c'est la seule pose sérieuse.
PVC ou aluminium : laquelle choisir en appartement ?
Le PVC est le meilleur rapport isolation et prix. Il ne demande aucun entretien et suffit dans la grande majorité des appartements. Ses profils plus épais réduisent un peu la lumière, et le choix des teintes extérieures est plus restreint.
L'aluminium à rupture de pont thermique offre des profils fins, de grandes dimensions et toutes les couleurs. Il coûte 30 à 50 % de plus. C'est le choix des baies coulissantes, des grandes portes-fenêtres et des façades où la copropriété impose une teinte foncée que le PVC tient mal au soleil.
Dans un immeuble ancien, le bois ou le mixte bois et aluminium est parfois exigé par le règlement ou par l'architecte des bâtiments de France. Il coûte alors 20 à 40 % de plus que le PVC.
Faut-il un vitrage acoustique ?
Près du périphérique, d'un axe comme la route de la Reine ou d'une ligne de tramway, oui. Un vitrage asymétrique, avec deux verres d'épaisseurs différentes, gagne plusieurs décibels pour 80 à 200 € de plus par fenêtre. Sur une cour calme, un double vitrage standard à faible émissivité suffit.
Demandez les coefficients : Uw pour l'isolation thermique, inférieur ou égal à 1,3 W/m².K pour ouvrir les aides, et Rw pour l'affaiblissement acoustique. Un devis qui ne les donne pas n'est pas comparable.
Que dit la copropriété ?
Les fenêtres sont en général des parties privatives, mais leur aspect extérieur est encadré. Le règlement fixe souvent le matériau, la couleur et le découpage des vitrages. Si vous respectez ce modèle, aucune autorisation n'est nécessaire. Si vous en changez, il faut un vote de l'assemblée générale.
Dans quels cas remplacer ses fenêtres n'est-il pas le bon choix ?
- Des fenêtres bois saines en double vitrage récent : un réglage et des joints neufs coûtent dix fois moins cher.
- Un appartement surchauffé l'été : le problème vient du soleil sur la vitre, un store extérieur ou un volet règle mieux la question qu'un vitrage neuf.
- Une vente prévue à court terme : le retour sur investissement dépasse dix ans.
- Un immeuble dont la copropriété prévoit un ravalement avec changement des menuiseries : attendez le vote, pour ne pas payer deux fois.
Ce que doit contenir le devis
Le type de pose, les dimensions relevées sur place, le matériau et la gamme, les coefficients Uw, Sw et Rw, la dépose et l'évacuation des anciennes fenêtres, les habillages intérieurs, et la certification RGE de l'entreprise. Sans elle, ni aide ni TVA à 5,5 %.